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    Deux motards sont décédés dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 septembre dans le Gard après avoir percuté des sangliers dans deux accidents distincts1. Cette situation est scandaleuse et révoltante. La population de sangliers ne cesse d'augmenter en France. La surabondance de ces animaux fait encourir un risque évident pour la sécurité routière. Or les députés, au lieu de prendre réellement en main le problème, continuent de se soumettre au lobby du loisir de la chasse dont le plaisir tient dans la quantité abondante de gibier. En témoignent l'interdiction de piégeage de cet animal, l'interdiction de défendre son travail face au prédateur, le refus de la stérilisation,…
    A quand une action responsable des élus face à ce fléau ?

    1 : cf articles Midi Libre du 09/09/16 et Dauphiné Libéré du 09/09/16

    http://www.midilibre.fr/2016/09/08/gard-deux-motards-meurent-apres-avoir-percute-des-sangliers-a-codolet-et-uzes,1390458.php
    http://www.ledauphine.com/france-monde/2016/09/08/gard-deux-motards-meurent-percutes-par-des-sangliers


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    Un accident de la circulation dû à un sanglier a fait un blessé grave samedi 19 mars à Viviers. Le risque de ce type d'accident est accru par la surabondance de ces animaux. Pas plus tard qu'en novembre dernier, un camion de pompiers se renversait pour les mêmes raisons à Lachapelle sous Aubenas, faisant deux blessés. Seule une baisse significative du nombre de sangliers en Ardèche peut réduire ce risque. Or le plan de gestion du gibier (Schéma départemental de Gestion Cynégétique) proposé récemment par la fédération des chasseurs du département ne peut conduire à la baisse du nombre de sangliers. En effet, il ne présente ni l'objectif du nombre de sangliers à atteindre ni de propositions d'actions concrètes pour réduire la population de ce gibier. Il en va de la responsabilité de l’État de contraindre les chasseurs à réduire le nombre de sangliers afin d'assurer la sécurité voire la survie des automobilistes.

     


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  • Le communiqué de presse de "Ras l'bol des sangliers" du 31 janvier 2016 s'est croisé avec un courrier de la Préfecture de l'Ardèche du 28 janvier 2016 proposant à notre association de donner son avis sur le futur schéma départemental de gestion cynégétique en s'adressant directement à la Fédération départementale des chasseurs. "Ras l'bol des sangliers" salue l'initiative consistant à mettre autours de la table l'ensemble des acteurs de la problématique. Notre association rassemble en effet bien au delà du monde agricole avec également des particuliers subissant les dégâts de sangliers. Nous nous approchons dès à présent de la Fédération départementale des chasseurs pour obtenir le projet de schéma départemental de gestion cynégétique en cours d'élaboration et pouvoir apporter notre contribution.


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  • Association "Ras l'bol des sangliers"

    Mairie de Beaumont

    07110 BEAUMONT

    Communiqué DE PRESSE - 31 janvier 2016

    Nouveau schéma départemental de gestion cynégétique

     

    L'association « Ras l'bol des sangliers » dénonce une nouvelle fois les nuisances et les risques que font encourir les surpopulations de sangliers en Ardèche notamment concernant la sécurité routière. En novembre 2015 c'est un camion de pompiers qui se renversait sur la déviation de Lachapelle-sous-Aubenas en percutant 6 sangliers. Deux pompiers volontaires ont été blessés dans l'accident. La seule solution à ces problèmes est la baisse significative des populations de sangliers. La loi confie aux chasseurs la mission de service public de gestion de l'espèce. Il revient à l'Etat de définir des objectifs clairs pour cette mission. Le nouveau schéma départemental de gestion cynégétique, qui servira de feuille de route pour la chasse en Ardèche au cours des 6 prochaines années, est en cours de validation. Il devra afficher des objectifs et des moyens, en rupture avec la situation actuelle, pour parvenir à une nette amélioration de la situation. L'objectif, avancé récemment dans la presse par les services de l'Etat, d'atteindre un tableau de chasse annuel inférieur à 10 000 sangliers pour une intensité de chasse maximale, est absolument minimaliste. En effet, au début des années 90, alors que la situation était encore relativement maîtrisée, le tableau départemental à intensité de chasse maximale ne dépassait pas 5 000 bêtes par an, ce qui traduisait un nombre de sangliers présents dans le milieu naturel 4 fois inférieur à ce qu'il est actuellement.

     

    Pour faire baisser significativement la population il ne faudra pas seulement abattre un grand nombre d'animaux mais il faudra également détruire les « bons » sangliers et pendant les bonnes périodes. Ainsi, il faudra tuer préférentiellement les jeunes et les femelles gestantes. Il faudra par ailleurs accentuer de manière franche la pression de chasse sur le mois de février, afin de saper le renouvellement des populations avant le printemps. L'ardeur des chasseurs à faire baisser les populations devra être mesurée en analysant ce type de critères.

     

    L'association « Ras l'bol des sangliers » regrette de ne pas avoir été consultée sur le projet de schéma départemental de gestion cynégétique. Elle est en effet la seule instance départementale qui représente les intérêts des particuliers face aux préjudices des sangliers : destruction des jardins et potagers, dégradation du patrimoine, accidents de la route...


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  • Le système actuel de régulation du sanglier et de réduction des dégâts a montré ses limites avec une aggravation de la situation depuis plus de 20 ans. « Ras l’bol des sangliers » propose aujourd’hui une nouvelle approche du problème en confiant la responsabilité de la régulation à ceux qui ont un intérêt à cette régulation : agriculteurs, particuliers, sécurité routière, sécurité sanitaire,… Vous trouverez ici le courrier adressé à plus de 250 personnes : députés, ministres, présidents de chambres d’agriculture, de parcs, d’associations de sécurité routière, de syndicats agricoles,… Vous trouverez ici la liste des destinataires.


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  • Vous subissez des nuisances à cause des sangliers et vous ne savez pas comment et à qui les signaler. La méthode la plus simple est de remplir le formulaire suivant et de le retourner à la Direction Départementale des Territoires (DDT) de votre département (adresses sur le lien suivant).

    Télécharger « formulaire-reclamation-sangliers.pdf »

    Adresses DDT


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  • Depuis le mois de juillet une centaine de sangliers ont été retrouvés morts dans le département de l’Ardèche. La raison de cette mortalité reste à ce jour inexpliquée. A titre de précaution, la préfecture a interdit la consommation et la commercialisation de la viande des animaux chassés sur les communes concernées. Par ailleurs, la préfecture à demandé à juste titre aux chasseurs de continuer à exercer leur mission de service public de régulation de cette espèce. En effet, le nombre de sangliers découverts morts est négligeable au regard du nombre d’animaux tués à la chasse. Il est donc indispensable de maintenir une pression de chasse importante afin d’empêcher un nouvel accroissement de population et une augmentation des nuisances qui y sont liées : accidents de la routes, dégradation des biens publics et privés, dégâts aux cultures.

    Toutefois, une baisse de la pression de chasse est observée sur le secteur. Une association de chasse annonce par voie de presse qu’elle ralentit son activité par crainte de l’impact que pourrait avoir la mortalité sur les effectifs d’animaux. La préfecture confirme dans son communiqué du 21 octobre 2013 que la chasse ne doit pas ralentir « au motif que le phénomène de mortalité observé ferait baisser les effectifs. » et précise que rien ne montre une incidence de la mortalité sur la dynamique des populations.

    Cette situation révèle la position réelle de chacun face aux surpopulations de sangliers et les raisons profondes du problème lié à cette espèce.

    L’Etat confie aux chasseurs la régulation des espèces de gibiers afin que celles-ci ne représentent pas de nuisances pour les autres acteurs des territoires. Il s’agit d’une mission de service public. En ce qui concerne le sanglier, cette mission passe par la réduction des populations comme le précise le Plan National de Maitrise du Sanglier de 2009.

    Sur le secteur concerné par la mortalité on constate que les chasseurs réduisent leurs prélèvements d’animaux par crainte d’une baisse des effectifs. Ces chasseurs n’accomplissent donc pas leur mission de service public et l’Etat n’a aucun moyen de les y contraindre. La chasse est un loisir et il n’est pas possible de contraindre quelqu’un à l’exercer.

    De manière plus large, cette situation met en évidence l’incapacité du système législatif et réglementaire actuel à résoudre le problème des nuisances liées aux surpopulations de sangliers. En effet, l’Etat confie au loisir de la chasse la régulation de cette espèce alors que le propre de ce loisir est de jouir des populations de gibier les plus abondantes possibles.

    La chasse reste un seul et unique loisir inapte à gérer le problème du sanglier.  Une évolution législative et réglementaire s’impose aujourd’hui pour le régler.


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  • Depuis sa création, l’association « Ras l’bol des sangliers » demande à l’Etat (Préfecture de l’Ardèche) de mettre en œuvre des moyens efficaces de destruction des sangliers, complémentaires à la chasse :

    -         tir sur emplacements appâtés au maïs,

    -         battues administratives avec recrutement de chasseurs extérieurs aux communes

    -         piégeage : capture/destruction

    Suite à plusieurs plaintes, le 31 juillet 2013, le Préfet de l’Ardèche prenait pour la première fois un arrêté ordonnant la destruction des sangliers par piégeage sur la commune de Lablachère. Deux cages/pièges ont été installées par les services de l’Etat sur cette commune le 7 aout 2013. La méthodologie employée est très critiquable, avec un appâtage insuffisant à l’extérieur des cages. Par ailleurs, le 14 aout 2013, l’association « Ras l’bol des sangliers » identifiait du soufre placé à l’entrée d’un des pièges pour dissuader tout sanglier d’y entrer et en informait immédiatement les services de l’Etats (DDT : Direction Départementale des Territoire). Ces derniers n’ont jamais pris la peine de retirer le répulsif, se contentant de le recouvrir de feuilles mortes... Suite à cela, des dégâts ont malheureusement été à déplorer sur des cultures de la commune,  notamment 100kg de raisins et 500 kg de melons.

    Ces évènements appellent les observations suivantes de la part de l’association « Ras l’bol des sangliers ».

    La chasse seule ne parvient pas à maitriser les populations de sangliers pour que celles-ci ne représentent plus une nuisance pour la sécurité routière, la sécurité sanitaire, l’économie agricole et l’environnement. L’Etat doit aujourd’hui mettre en œuvre des moyens de destruction efficaces complémentaires à la chasse. L’Etat n’ose pas franchir ce pas et se borne à mettre en place des moyens de destruction inefficaces : tirs d’affut sans appatâge et battues administratives limitées aux équipes de chasse communales. Avec ce renoncement, l’Etat devra un jour répondre de sa responsabilité en termes d’accidents de la circulation, risques sanitaires, dégâts agricoles,…

    L’Etat engage des moyens, notamment en personnel, depuis une dizaine d’année, pour la mise en place de ces mesures de destruction par nature inefficaces et participe ainsi à la pérennisation de la situation. Il y a donc en Ardèche un gaspillage de l’argent public dans la gestion de la problématique des surpopulations de sangliers.

    Enfin, concernant les évènements de Lablachère, Monsieur Michel Guérin, directeur de la DDT 07, reconnaît dans la presse (Dauphiné Libéré du 29 aout 2013) que des personnes malveillantes ont saboté l’opération et admet avec fatalisme que l’Etat n’a rien fait pour le corriger. Cette position est inacceptable dans un Etat de droit. Une mesure a été prise sur arrêté préfectoral et l’Etat s’incline face à une volonté contraire.


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  • Les mesures administratives de régulation : beaucoup de moyens mis en œuvre pour un piètre résultat.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes (source : DDT 07, année 2012):

    Autorisations tirs d’affût chasseurs : 0.28 sanglier / opération

    Autorisations de tir d’affût pour les agriculteurs : 0.65 sanglier / opération

    Battues en période de chasse anticipée : 0.95 sanglier / opération

    Soit un taux de réussite de 0.62 sanglier abattu / opération

    Pourtant l’Etat pourrait rendre beaucoup plus efficaces ces méthodes de régulation administrative :

    -        les tirs d’affuts pourraient être faits sur des emplacements appâtés au maïs,

    -        les battues administratives pourraient être faites avec des équipes renforcées par des chasseurs volontaires extérieurs aux communes.


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  • Dans de nombreux départements, les présidents et directeurs de fédérations départementales de chasseurs reconnaissent qu’ils sont dépassés par la surpopulation  de sangliers.

    Dans le hors-série 2013 du Chasseur Français  consacré au sanglier, on peut lire divers témoignages qui démontrent l’impuissance de la chasse face à cette invasion. Les mots sont forts et décrivent parfaitement l’incapacité des chasseurs à contenir et gérer le sanglier.

    Voici des extraits :

    « L’heure est à l’inquiétude, l’augmentation est constante »

    « Marc Meissel, président de la fédération départementale du Var, n’en revient toujours pas : « Nous avons  mis en œuvre tout ce que nous pouvions tenter pour juguler le problème. Nous utilisons toutes les prolongations possibles, les tirs de nuit et les tirs individuels  à l’approche et à L’affût. Malgré cela, l’augmentation est constante, année après année ; songez qu’il y a huit ans, nous étions autour de 11 000 sangliers, environ 18 000 l’an dernier et qu’en 2013 nous nous acheminons vers un tableau de 24 000 bêtes avec les tirs des louvetiers ». Et maintenant les gestionnaires de territoires constatent qu’il y a autant de sangliers à la fermeture qu’à l’ouverture, c’est totalement incompréhensible. Côté dégâts c’est encore pire… »

    « Yves Bastié, président de la fédération départementale de l’Aude : « On entend beaucoup parler de gestion de sanglier. En réalité on ne le gère pas vraiment. On tente de garder le contrôle, de limiter les dégâts, avec plus ou moins de succès, mais on navigue à vue et les choses peuvent à tout moment déraper. Bien malin celui qui pourrait dire comment se gère le sanglier. »

    « Le directeur de la fédération de la Meuse qui analysait que le « sanglier est une espèce avec laquelle on n’en a jamais fini. »

    « Monsieur Lutin, le directeur de la fédération du Loiret constate que « les populations augmentent encore et ce n’est pas fini. »

    Le Chasseur Français conclut :

    « Finalement, les seules bonnes nouvelles viennent des départements du Massif Central, comme le Tarn ou l’Aveyron. Dans le Tarn, le tableau est constant à 3 100 têtes, avec une stabilité logique des dégâts. Dans l’Aveyron voisin, les populations baissent même, grâce aux prolongations de chasse sur les points noirs. Mais le tableau reste sous le seuil fatidique des 7 000 animaux, seuil au-delà duquel la machine semble s’emballer, quel que soit le contexte agricole. Sept mille bêtes : un seuil qu’il ne faut apparemment pas franchir. »

    Source : Hors série 2013 spécial sanglier du Chasseur Français


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